EDITO : La Techno Libre #00

Votre nouvelle rubrique musicale underground : le rendez-vous du mois pour « une autre écoute sur la techno qui nous entoure »…


 La Techno Libre, votre nouvelle rubrique mensuelle en ligne sur le site Mouvances Libres ! Retrouvez un jeudi sur deux une fiche techn-ique regroupant diverses informations et contenus multimédias, agrémentée si possible, d’une courte interview à propos d’un artiste technoïde issu de la scène underground française ! Premier épisode jeudi prochain, à propos d’un artiste électro techno…

Tout d’abord, attardons nous un petit peu sur que ce qu’est, réellement, la techno. Style appartenant à l’électronique, la musique techno et la house music émergent aux Etats-Unis, en l’occurence à Detroit et à Chicago au milieu des années 80 avec des artistes comme Juan Atkins, Derrick May ou encore Jeff Mills. Inspiré de la new wave, de la soul, de la funk et de la house music, très vite un nouveau genre prédomine grâce au célèbre synthétiseur analogique de basses, la TB 303 de Roland : c’est les débuts de l’acid house et du célèbre smiley à tête jaune.

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Jeff Mills – Smiley Acid House – TB 303 de Roland

Rapidement les disques pressés sur le continent américain se retrouvent joués dans les clubs et dans les raves d’Angleterre et d’Allemagne, tout particulièrement à Londres. L’apparition des premières soirées techno se joue historiquement en même temps que la chute du mur de Berlin (voir le reportage Arte : Le Mur des Sons) et la disposition de friches industrielles désaffectées, accompagnées d’un nouveau style de musique ralliant tous les horizons culturels. Et même plus que ça, un style de vie alternatif prônant l’autonomie, l’autogestion et l’envie de vivre librement, autrement… Le mouvement free party des tekno travellers est ainsi en route, et trouve ses marques et son identité en se différenciant et se mettant en marge des raves payantes, corrompues par l’argent.

Vivier électronique incontournable, la scène française a su accueillir très vite, au début des années 90, les free parties et leur musique techno tous bpm confondus. Lorsque les Spiral Tribal entament leur exil de Grande Bretagne, ils déploient le mouvement free party, ainsi que leur idéologie nomade et libertaire en France, qui possédait une jeunesse avide d’une nouvelle culture underground et alternative. En découlent les célèbres teknivals de Fontainebleau ou Tarnos en 94 et 95, évènements précurseurs dans l’utopie tekno.

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Flyer et photo du teknival de Tarnos (1995)

Un long et houleux débat, mais stérile, serait bien évidemment celui de l’utilisation du “K” dans “tekno” (et non pas “techno”) et donc que signifie-t-il ? qu’est ce que ce mot veut laisser entendre ? Grosso modo, “tekno” est utilisé pour définir le mouvement musical et ses aspects underground aux caractéristiques extrêmes, qui s’est développé durant les années 90, suite à l’apparition des raves en Angleterre en 88 et 89. A partir de ce fait,  certains artistes revendiquent ainsi un style “tekno », dit de teuf, de 150 à 220 bpm (voire plus…) orienté vers des rythmiques hardtechno, tribe, hardtek et des sonorités hardcore, gabber et indus.

Ceci étant établi, je considère cependant qu’il existe bel et bien des styles dit “techno” joués par des artistes évoluant dans des sound systems radicalement issus de la free party. Je pourrai ainsi citer des collectifs tels que les Drop in Caravan, les Sono Pirat Unit, les Ornorm ou encore les Rêves Ephémères et plus récemment les Mobildick / Beausniaq. Tous proposent des ambiances mentales, minimales, souvent acides, sur un kick et des percussions techno ou house aux alentours des 130 bpm (sans vouloir faire de généralités pour autant). Chaque sound se crée une identité à travers les musiques qu’il joue durant ses fêtes, une partie d’entre eux exprime donc une “techno” underground au sens propre du terme, tout en appartenant au mouvement “tekno” traveller.

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REUNISOUND 3 : Rêves Ephémères / Epsylonn Otoktone / Oblyk Dfroké & more (2015)

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Mobildick / Beausniaq / SA (2016)  –  Sono Pirat Unit / Tourista Debandad (2015)

Dans cette rubrique nous parlerons donc essentiellement d’artistes techno, dits “underground”, dans le sens où ils sont issus, de par leur implication personnelle ou par leurs influences,  de “la branche clandestine et radicale de la rave” : la free party. Nous explorerons diverses variantes de la techno : électro, minimal, house, acid house, ou encore break-beat. A travers différents artistes situés dans une tranche de bpm allant de 128 à 140 bpm.

En bientôt 30 ans d’activité, le mouvement free party a permis à énormément d’artistes de germer, de s’épanouir à travers la musique électronique et devenir pas à pas des références, voire des icônes cultes de deux générations. Une identité de techno alternative au mouvement tekno s’est ainsi démarquée et nous allons en voir ses nombreux aspects, à travers les différents artistes qui seront évoqués dans cette rubrique. En espérant que vous apprécierez les petites interviews concoctées en fin d’article…!

Mouvances Libres est ainsi heureux d’accueillir cette nouvelle rubrique et de la partager avec vous via son site internet. La Techno Libre : rendez-vous pour étoffer sa culture techno et se divertir au plus proche de l’artiste !

Wanderer.

Article : EDITO : La Techno Libre #00

Réalisation : Wanderer

Photos : Syndikate Area 23, Mobildick Family, Bass Expression, Ephem'R,
Soif2Rennes, Wanderer

Visuel : Wanderer

Citation : Free Party - Une Histoire, Des Histoires - Guillaume Kosmicki

Video : Arte - Le mur des sons
Mouvances Libres

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