ART : FATAL METAL

©Yanna Robert Freqs of nature.jpg

Kinetic Mecanik Freqs of nature Festival ©Yanna Robert

 » C’ EST QUAND L’OEUVRE NOUS POUSSE EN DEHORS DE NOTRE ZONE DE CONFORT QUE COMMENCE L’ART  »

« Rentre-dedans » cette phrase est tirée de la présentation du musée NAÏA MUSEUM dédié au monde fantastique à Rochefort-en-terre (Morbihan Bretagne).
Naïa Muséum est née de l’acquisition en 2013 du vieux Château de Rieux par la mairie de Rochefort-en-Terre. Puis de la mise à disposition par la mairie de l’ancien écomusée aux artistes Patrice « H » Hubert sculpteur sur métal et Manu Van H peintre/dessinatrice en février 2015 qui assurent la direction artistique.

Le couple convie des artistes internationaux (des USA à la Belgique ) à exposer leurs oeuvres du monde fantastique ou issues de l’univers de la science-fiction. Entre cabinet de curiosités et allégories dénonciatrices des laideurs notre monde, ces artistes présentent des créations pour la plupart incarnées en métal, la matière phare de l’univers Naïa.
On peut admirer les allégories du massacre du poulet dont Michel Lévy l’auteur de la sculpture en résine, travaille depuis sept ans sur le sujet. Ou comme la peinture de l’américaine  Liba Waring Stambollion « Devil » où l’on distingue un Trump vomissant son armée, un Luciférien à l’image  du  « Christ aux limbes  » de Jérome Bosch peintre flamand du XV ème siècle. La ressemblance entre les deux oeuvres est frappante (voir ci-dessous).

 

 

 

 

Le couple leader assure une permanence pour le musée toute l’année mais aussi parcourent les festivals Trance & expérimentaux d’Europe tel que: le Boom festival 2018 (Portugal), Psy Fi 2018 (Pays Bas), Freqs of Nature 2017 en Allemagne.  Patrice Hubert a débuté en soudant des métaux de récupération. Procédé trop utilisé, il décide d’officier sur les Kinetics Mecaniks oeuvres en métal, lisses, esthétiques se ferment et s’ouvrent à notre approche (non loin du style Giger). Des cocons au coeur lumineux, des lumières douces, roses ou mauves qui témoignent  la part féminine de l’artiste. Il les crée avec beaucoup de musique, au casque. Qu’écoute t-il ? l’album « 10000 hertz legend » de Air ou bien le groupe Marquis de Sade entre autres. Il a exposé ce mois-ci  à  Turin et une de ses sculptures apparait dans le clip de Kina Temple (groupe Lorientais de musique rock psychédélique). Il ne cesse de rouler sa bosse embarque ses sculptures comme une petite famille qu’ il emmène partout avec lui.

 

 

Autour de Patrice Hubert il y a un autre métallier: Tim Roosen Belge. Ses soudures épaisses donnent du corps à ses  bustes en patchwork de métal. Elles  ont certainement fait fondre le coeur du pape du hardcore Manu le malin qui connait les oeuvres de l’artiste.
Tim Roosen vient d’exposer en Pologne à la galerie Miejska et à la Maison Internationale de Rennes. Benoit Poelveche Belge plus contemporain fait naitre de ses mains des personnages plus mortuaires et imposants . Des graphistes nous plongent dans une chute libre au coeur de traits géométriques en mouvement, notre oeil s’enfonce dans les dédales urbanistes ou en rosaces. Les photos provenant d’une photographe Allemande   pourraient rappeler l’univers inquiétant de Franz Von Stuck qui aurait pu avoir toute sa place de son vivant au musée -galerie. La liste est longue pour d’écrire tous ces artistes car ils sont une soixantaine!

 

 

Benoit POelvech

Benoit Poelveche création ©Ediluz

 

 

Yanna Robert ©Tim Roosen.JPG

Tim Roosen création ©Yanna  Robert

 

Au fait pourquoi Naïa? Etrange nom pour un musée breton non?
Le musée a rendu hommage à cette mystique femme qui a vécu dans les ruines du château dite « sorcière » . Croyant au Gnâmi « Celui qui veut, celui qui peut, il est partout». Elle maitrisait l’usage des herbes les jetait au feu prédisant l’avenir et était insensible au feu.
Les oeuvres  provenant de Naïa Museum s’inscrivent dans l’esprit de cette sorcière blanche. Pas étonnant de voir les créations dans des festivals célébrant les bonnes vibes, la nature au même titre que la musique.

Rare de voir un musée se consacrer entièrement à l’univers fantastique avec autant d’ oeuvres disponibles toute l’année que ce soit perenne au musée et en mouvement dans le monde. Inutile d’être initié, le but est de vous laisser aller. Ce sont  des oeuvres qui peuvent être ressenties de tous car l’émotion s’écoule comme les océans, appartenant à tout le monde et  personne à la fois.

 

 

©Yanna Robert

Jardin du musée style gothique ©Yanna Robert

 

Article: Fatal Metal – Naïa Museum Musée & Galerie des Arts de l’ imaginaire

Réalisation: Yanna Robert

Mouvances Libres

 

 

 

 

 

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